La Triumph Street Scrambler à l’essai

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J’ai immédiatement fondu devant la pimpante Triumph Street Scrambler lorsqu’un ami l’a déposée, tout feu tout flamme, dans son garage. Il est vrai qu’elle dispose de tous les atouts pour séduire ! On apprécie d’emblée son esthétique et ses finitions : sa ligne haute avec double échappement, ses jantes à rayons, sa selle soignée et son guidon large qui lui prodiguent un style baroudeur. D’origine, on trouve peu à lui redire, malgré l’imagination dont nous pouvons faire preuve en tant qu’amateurs de la culture custom. En tout cas, à partir de cet instant là, tout était clair pour moi : je devais l’essayer.

Rendez vous avec Bernard Lasnier de Triumph Diagonale à Osny (95), pour un essai durant l'un des longs weekends de mai. J’ai donc enfourché ce bicylindre de 900 cm3 pour revenir en plein cœur de la capitale. J'abandonne mon trail capricieux des années 90 pour une moto résolument moderne dont la prise en main est simplissime et évidente ! La position du guidon surélevée et sa largeur sont très appréciables, permettant de garder le dos droit, de bien ressentir la moto dans les courbes et de la guider avec une facilité déconcertante.

TRIUMPH ; SCRAMBLER ; VIRAGE8 ; MOTO ; ANGLAISE

Premier constat : la prise en main est simplissime et évidente ! La position du guidon surélevée et sa largeur sont très appréciables, permettant de garder le dos droit, de bien ressentir la moto dans les courbes et de la guider avec une facilité déconcertante. Les pieds viennent naturellement se poser sur les cale-pieds dont le grip permet une accroche parfaite.

Je la trouve très rapidement maniable, agile et souple. Elle se faufile subtilement partout où elle passe, et notamment dans la jungle du périphérique parisien... Il faut aussi remarquer que l’embrayage assisté confère une grande douceur de pilotage à la Scrambler. A bas et moyen régime, son couple est franchement généreux et fait de chaque tour de roue un pur régal. Dès que l’on ouvre les gaz, les accélérations sont franche donnant une dynamique rythmée et plein de peps’ si tel est notre souhait, bien évidemment. En m’évadant dans les vallées sinueuses de l’Oise, j’ai pu prendre de l’angle sans difficulté, pour mon plus grand bonheur !

TRIUMPH ; SCRAMBLER ; VIRAGE8 ; MOTO ; ANGLAISE

Deuxième constat : quel couple moteur ! A bas et moyen régime, sa générosité fait de chaque tour de roue un pur régal. Dès que l’on ouvre les gaz, les accélérations sont franche donnant une dynamique rythmée et plein de peps’ si tel est notre souhait, bien évidemment. En m’évadant dans les vallées sinueuses de l’Oise, j’ai pu prendre de l’angle sans difficulté, pour mon plus grand bonheur !

Pour tout vous dire, moi qui suis d’habitude beaucoup plus sensible au charme des anciennes, j’ai été agréablement surprise par le caractère moteur. Ayant essayé une version bridée, j’imagine d’ailleurs que lorsque les 55 chevaux sont déployés, la motocyclette révèle un peu plus de gouache que ce que je lui ai déjà trouvé ! D’ailleurs, j’espère que Triumph prévoit prochainement sa grande sœur avec un moteur 1200 cm3…

Concernant le dispositif de freinage, il fait son travail, même si j’aurai apprécié un peu plus de mordant. L’adhérence des pneus Metzeler Tourance en première monte mettent en confiance : ils accrochent correctement sous la pluie et sur sol sec, tout en laissant présager un peu de freestyle hors des sentiers battus.

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On s’imagine aisément sillonner les rubans d’asphalte pendant de longues balades, en évitant tout de même les périlleux et interminables trajets sur autoroutes. La prise au vent, commune à ce type de modèle, laisse présager une crispation du haut du corps si l’exposition est trop importante.

Un bémol ? Mon appréhension reposait principalement sur la chaleur propagée par la ligne d’échappement haute, particulièrement lors des rides d’été et en ville, lorsque la température du moteur est plus encline à grimper. On oublie cependant ce détail lors du roulage puisque la cuisse n’est pas à son contact quand nos pieds sont positionnés correctement sur les cale-pieds. Le point de vigilance à noter, c’est au moment de poser sa jambe à l’arrêt. Cela dit, les protections thermiques sont bien placées.

Sur le chemin du retour, mon esprit s'agite et mon coeur s'emballe. Je m'imagine enjamber cette moto dotée d’une réelle personnalité et élégance chaque matin, pour aller travailler aussi bien que pour céder à un coup de tête et arpenter l'une de nos belles régions de France, le temps d’un week-end ou des vacances...

TRIUMPH ; SCRAMBLER ; VIRAGE8 ; MOTO ; ANGLAISE

Un grand merci à toute l’équipe Triumph Diagonale.

Crédit photos : Mathilde Roger

Cet article a été rédigé par Mathilde Roger