Retour sur le Tour Auto 2017 au Grand Palais

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Le Tour Auto est terminé depuis ce week-end. Grand épreuve de l'année, il a suscité beaucoup de passion et d'intérêt de la part de nos lecteurs. Les cinq étapes se sont succédé sous nos yeux jour après jour sans que nous nous rendions compte que tout ceci devait, hélas, avoir une fin. Alors, comme des enfants qui n'ont pas eu assez de dessert, revisitons le texte de Jérôme Barconnière et les photos de Christophe Batut, tout deux réalisés lundi dernier lors de la découverte de toutes ces beautés dans l'enceinte magique du Grand Palais.

Il s’agit sans doute de l’un des plus beaux et prestigieux rallye historique du monde. Comme le veut maintenant la tradition, l’ensemble du plateau et ses quelques 242 équipages avait rendez-vous lundi 24 avril sous la sublime verrière du Grand Palais, à Paris, pour les dernières vérifications administratives et techniques de cette 36ème édition. Un moment de magie, dans un lieu unique avec ses structures métalliques Eiffel, que Virage8 ne pouvait manquer.

Déambuler dans les allées du Grand Palais, c’est faire un délicieux bond dans le temps, et avec lui l’assurance d’un accès direct pour l’émerveillement. « Regardez-moi ça comme elle est belle ! », « Je m’en rappelle, mon père avait la même ! », « Celle-là, c’est la voiture de mes rêves. » Les réactions sont extatiques, et les passionnés sont venus du monde entier pour admirer ici une Ferrari 250 GT Lusso de 1963, là une Jaguar MK II de 1958. Du côté du partenaire BMW, un plateau exceptionnel, avec un feu d’artifice de 3.0 CSL aux couleurs Motorsport, ou encore une magnifique M1 en livrée rouge à la limite de l’âge requis pour participer à cette course de régularité.

Bien sûr, les reines Porsche 356 et 911 ne sont pas oubliées, et représentent même près de 20% des inscrites. Mais d’autres italiennes ne sont pas en reste avec une armada d’Alfa Romeo Coupé Bertone, de préférence en version 1750 GTV, bien que quelques 2000 se soient glissés dans la masse. Vous préférez les anglaises ? Admirez les Lotus Elan, Elite et même Europa Special JPS aux noirs et or qui rappellent la Formule 1 lancée cette année-là, en 71, la fameuse Lotus 56. A moins que vous ne préfériez une Jaguar Type E de 1969, ou encore une Aston Martin DB2 de 1950 ? Ouf, une petite pause, il faut reprendre son souffle, l’exposition n’est pas terminée, et déjà de nouvelles surprises.

Au détour d’une superbe Lancia Flaminia 3C Supersport de 1966, j’entends parler anglais. Non, ce n’est pas possible ! Je suis juste à côté de Derek Bell ! Quintuple vainqueur des 24H du Mans, dont 4 avec Porsche dans les années 80. Et ici, juste en face ? Eric Hélary. Les 24 Heures, il connaît aussi pour les avoir remportées en 1993 sur une Peugeot 905. Tiens d’ailleurs, des Françaises, il y en a aussi pas mal. Des berlinettes, bien sûr, surtout en livrée bleue Alpine, mais également des modèles plus populaires, Peugeot 504, et 504 coupé, Renault 8 et 12 Gordini.

Bon, il faut repartir… Oh, là-bas des AC Cobra ! Non, vraiment, il faut y aller… Oh, et là, des De Tomaso Pantera ! Bon, cette fois, c’est la bonne, je dois quitter le Grand Palais, à contre-cœur, la tête emplie de rêves de balades derrière des volants en bois et des compteurs à aiguille Jaeger. Le Tour Auto s’élance mardi 25 avril pour une semaine de course à travers la France. 2500 kilomètres qui emmèneront les 242 voitures engagées en Bretagne, à Saint-Malo, puis en région de Nantes, Limoges, Toulouse, et enfin Biarritz dans la nuit de samedi à dimanche. Mais d’abord, ce matin, petit crochet par le château de Neuville à Gambais. Oui, le Tour Auto 2017 a choisi le même écrin que Motors and Soul pour son top départ…

Ce texte a été rédigé par Jérôme Barconnière.

Crédit photos Christophe Batut Photography.