Bye bye la Viper

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Cette fois, c’est sûr, la Dodge Viper vit ses derniers mois. Pour être très précis, sa production cessera définitivement à compter du 31 août 2017. Sans être un fan absolu de cet authentique muscle car de Detroit, je ne peux m’empêcher d’être triste à cette idée. Quand même… La Viper… Je me rapppelle encore de cette année 1992. Mon quotidien automobile de lycéen se limitait à de tristes Renault Clio, Peugeot 205 et 106. Alors imaginez ma réaction quand j’ai découvert la Viper dans les pages d’un Sport Auto ! Quelle gueule ! Quel caractère ! Sans parler de ce logo ultra agressif avec ce reptile prêt à mordre… un véritable concentré de culture US balancé en plein visage tel un uppercut de Tyson en colère. Il s’agissait à l’époque de la première Viper de l’histoire. La Dodge RT/10 et son toit amovible façon Targa.

La première Viper de l’histoire, c’était cette musculeuse Dodge RT/10 en 1992

Mais mon histoire avec ce modèle n’allait pas en rester là. Quelques années plus tard, à l’aube des années 2000, fraîchement auréolé du titre de journaliste auto, j’accédais enfin au graal : une place derrière le volant. Cette fois, c’était la Viper GTS (distribuée sous la marque Chrysler en France). Un coupé, un vrai, avec un V10 8.0 !!! Et près de 400 chevaux. Une puissance presque ridicule aujourd’hui mais qui imposait sérieusement le respect à l’époque. Pour sûr, la bête accélérait fort : 5 secondes seulement pour le 0 à 100 km/h ! Mais son moteur tournait aussi vite qu’un diesel sans common rail. Sans parler de la qualité de fabrication. En dépassant les 200 km/h, je perdais les joints d’encadrement de ma vitre conducteur. Drôle de sensations !

La Viper en version GTS ne ressemblait à aucune autre production automobile de l’époque. Un monstre !

Alors non, je ne suis pas fan absolu de ce modèle qui ne correspond pas à tout à fait à mes goûts en matière de machines de caractère, mais j’ai pour lui une tendresse particulière, et un profond respect pour son palmarès en compétition où l’on se fiche royalement des finitions. Il aura marqué l’histoire automobile, et l’imaginaire de nombreux passionnés d’auto sur la planète. Pour célébrer cet adieu, le fabricant américain Penzoil a réalisé ce film époustouflant mettant en scène la dernière génération, une Dodge Viper ACR V10 8,4 l de 645 chevaux. Une superproduction digne des réalisations de Ken Block, à fond dans les rues de Miami. Un bel hommage pour celle qui restera la plus venimeuse des sportives américaines. Bye bye Viper… et merci pour tous ces bons moments.

Jusqu’au bout, la Viper restera un modèle à part, attachant, et particulièrement excessif dans cette livrée ACR

Ce texte a été rédigé par Jérôme Barconnière.