Circuit du Nürburgring : à jamais "l'enfer vert" !

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Le mythique banking du Nürburgring.

The mythical Nürburgring's banking.

S’il est un circuit sur lequel il faut avoir couru un jour, c’est bien lui. Le Nürburgring. « L’enfer vert » comme les pilotes ont coutume de le surnommer. Un serpent de bitume usé au milieu des vallées de Rhénanie, en Allemagne, riche d’une histoire de 90 ans. Et même s’il n’accueille plus la Formule 1 depuis 1976, car jugé trop dangereux, le « Nür » n’en reste pas moins une légende.

Déjà, il y a son tracé : 20 kilomètres et pas moins de 73 virages, dont une bonne partie à l’aveugle, qui vous sautent littéralement à « la gueule » et vous obligent à monter sur les freins. Accrochez-vous pour les mémoriser. Même des heures passées sur console de jeu n’y suffiront pas. Il faut y aller, encore et encore pour apprivoiser toutes ses subtilités.

Je me rappelle encore de ma première expérience là-bas. C’était il y a quelques années à peine, en plein hiver, au volant d’une voiture alors en plein développement. La nouvelle version de la Nissan GTR. Une sacrée caisse : 4 roues motrices, V6 biturbo et plus de 500 chevaux. Je me croyais suffisamment armé et expérimenté pour dompter le tarmac germanique. C’était présomptueux. La Nordschleiffe, la boucle Nord, appelle à l’humilité. Sur un sol gras, à l’adhérence continuellement changeante, je sortais généreusement de ma trajectoire après une poignée de virages et manquait de peu goûter la rambarde de sécurité. Lucide, j’ai levé le pied. Calmé le bonhomme !

Et puis, il y a ses zones historiques. Une ligne droite à n’en plus finir, de plusieurs kilomètres, dans laquelle on peut tutoyer les Vmax. Ou encore ces bosses ou tout le monde décolle des 2 ou 4 roues. Enfin, il y a son banking, en vue aérienne sur cette photo. Un virage relevé, en côte, où les machines s’engagent en pleine compression. Un véritable choc lorsque je l’ai emprunté. Le revêtement, des dalles de béton, y est en sale état. Et les trains roulant de ma voiture y ont été malmenés, les suspensions tapant jusqu’à la butée dans un vacarme d’enfer.

Oh oui, l’enfer vert porte bien son nom. Boucler la boucle nord est un moment spécial. Le record absolu remonte à 1983, ça fait un bail, avec un chrono de 6 min 11 secondes et 13 centièmes. C’était Stefan Bellof au volant d’une Porsche 956. Au volant de ma Nissan GTR, j’ai mis beaucoup, beaucoup plus de temps. Je n’en retire pas moins une grande fierté. Et oui, j’y retournerai !

If there's only one circuit on which one you must have raced, this is it. The Nürburgring. "The green hell" as the pilots usually nicknamed it. A worn bitumen snake in the middle of the Rhineland valleys, Germany, with a 90 years history. And even if it has not accepted Formula 1 since 1976, because considered too dangerous, the "Nür" remains a legend.

First, there is its track : 20 kilometers and 73 turns, with a blinded good part, which literally "leap to your face" and force you to violently brake. No way to memorize them. Even hours spent on video games won't be enough. You have to go on, again and again, and learn each part of it.

I still remember my first experience there. It was only a few years ago, in the middle of winter, at the wheel of a car then in full development. The new GTR NIssan version. An impressive car : 4 wheels drive, V6 biturbo and more than 500 hp. I thought myself enough experienced to success the Germanic tarmac. It was presumptuous. The Nordschleiffe, the North Loop, mekes you humble. On a greasy ground, with a continuously changing grip, I left generously of my trajectory after a few turns and stopped close to the safety railing. Lucid, I slowed down. Keep cool man !

And what about its historic areas. A straight line of several kilometers, in which one you can reach the maximum speed. Or these bumps where everyone takes off the 2 or 4 wheels. Finally, there is its banking, in aerial view in this picture. A steep hillside turn where the machines engage in full compression. A real shock when I engaged in it. The cladding, concrete slabs, is in dirty condition. And the trains of my car were mistreated, the suspensions tapping up to the stop in a din of hell.

Oh yes, the "green hell" well nicknammed. Closing the northern loop is a special moment. The absolute record dates from 1983, it was a long time ago, with a 6 min 11 seconds and 13 hundredths lap. It was Stefan Bellof driving a Porsche 956. Driving my Nissan GTR, I put a lot, a lot more time. Nevertheless, I am very proud of it. And yes, I will return !

Cet article a été rédigé par Jérôme Barconnière.