Abarth 750 Coupe Zagato

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 Malgré les apparences, cette Fiat revue par Abarth et Zagato est une puce, sur base de Fiat 600.

Despite appearances, this Fiat redesigned by Abarth and Zagato is a midget, based on Fiat 600.

En 1955, les voitures siglées de l'Italien Carlo Abarth jouissent d'un pedigree sportif sans égal. Sa "petite" entreprise regroupe alors quatre branches d’activités : la production d’automobiles complètes, la construction d’automobiles de record, la préparation d'automobiles (encore !) de série, et la fabrication de pots d’échappement. Cette année-là, en 1955, il décide d'améliorer d'améliorer la mécanique de la Fiat 600 et de confier son style à l'éminent carrossier Zagato, Italien lui aussi. Le résultat est présenté officiellement au salon de Genève en 1956 sous la forme de ce très beau Coupé 750.

In 1955, the cars signed by the Italian Carlo Abarth enjoy an unparalleled sporting pedigree. His "small" company then regroups four branches of activity: the production of complete automobiles, the construction of record automobiles, the preparation of automobiles (still!) As standard, and the manufacture of exhaust systems. That year, in 1955, he decided to improve the mechanics of the Fiat 600 and entrust his style to the eminent coachbuilder Zagato, also Italian. The result is officially presented at the Geneva Motor Show in 1956 in the form of this very beautiful Coupé 750.

Le petit 4 cylindres en porte-à-faux arrière gagne en cylindrée et en puissance. The small 4-cylinder rear overhang gains in displacement and power.

Pourquoi Coupé 750 et non pas 600 ? Parce que le petit 4 cylindres 633 cm3 grimpe à 747 cm3 par augmentation de la course et de l'alésage. Des modifications qui entraînent aussi le remplacement de presque toutes les autres pièces. Résultat : une puissance doublée, qui passe de 23 ch à 4 000 tr/min à 44 ch à 6 000 tr/min. Alors c'est sûr, a priori, ces chiffres ne semblent pas exceptionnels. Mais il s'agit d'une véritable puce qui ne pèse que 535 kg. Essayée par le magazine Autocar en 1958, l'Abarth Zagato 750 GT abat le 400 m départ arrêté en un honorable 20 secondes et peut prendre 153 km/h en pointe. Des chiffres impressionnants pour une auto de si petite cylindrée. Et en plus, avec ses courbes, sa ligne compacte et équilibrée signée Zagato, elle est simplement belle.

Why Coupe 750 and not 600? Because the small 4-cylinder 633 cm3 climbs to 747 cm3 by increasing the stroke and the bore. Changes that also involve the replacement of almost all other parts. The result is doubled power from 23 hp to 4,000 rpm at 44 hp at 6,000 rpm. So it is certain, a priori, these figures do not seem exceptional. But it is a real chip that weighs only 535 kg. Tried by Autocar magazine in 1958, the Abarth Zagato 750 GT shoots the 400m start stopped in an honorable 20 seconds and can take 153 km / h peak. Impressive figures for a car of such small displacement. And in addition, with its curves, its compact and balanced line signed Zagato, it is simply beautiful.

Quel que soit l'angle sous lequel on la regarde, l'Abarth 750 Coupé Zagato interpelle. Whatever angle you look at, the Abarth 750 Coupé Zagato calls.

L'Abarth 750 a beau dériver d'une voiture de série, le client a une si grande liberté de choix, y compris pour les spécifications du moteur, qu'il est rare de trouver deux voitures identiques. Pour faire face à l'amélioration des performances, le châssis de la Fiat 600 dispose d'un tarage de ressorts différents et de freins avant plus mordants grâce à un système à deux mâchoires primaires. Fin 1956, la ligne évolue légèrement en adoptant notamment le « double bossage » qui fit la légende de Zagato, et que l'on observe encore aujourd'hui sur ces dernières réalisations, à l'image de l'Aston Martin Zagato.

Although the Abarth 750 is derived from a standard car, the customer has so much freedom of choice, including engine specification, that it is rare to find two identical cars. To cope with improved performance, the chassis of the Fiat 600 features a different spring taring and more mordant front brakes thanks to a system with two primary jaws. At the end of 1956, the line evolved slightly, adopting in particular the "double boss" which made the legend of Zagato, and which one still observes today on these last achievements, like the Aston Martin Zagato.

En 1956, elle adoptera le "double bossage" caractéristique des réalisations Zagato. In 1956, it adopted the "double boss" characteristic of the Zagato models.

Tout au long de sa carrière, le l'Abarth 750 Coupé Zagato se distinguera en compétition, et notamment dans la mythique course des Mille Miglia de 1957, où Alfonso Thiele sera sacré dans sa catégorie avec une moyenne de 118 km/h. Une vraie prouesse à l'époque. Ses succès européens donneront même des idées à quelques Yankee aux Etats-Unis, où de nombreux exemplaires de la GT remporteront d’honorables victoires dans quelques courses importantes. Au fil des améliorations qui accompagneront sa carrière entre 1956 et 1966, ce sympathique coupé conquerra 113 records internationaux et 5 records du monde. Pas mal pour une puce, non ?

Throughout his career, the Abarth 750 Coupé Zagato will stand out in competition, notably in the legendary Mille Miglia race of 1957, when Alfonso Thiele will be crowned in its class with an average of 118 km / h. A real feat at the time. His European successes will even give ideas to some Yankee in the United States, where many copies of the GT will win honorable victories in some major races. With the improvements that will accompany his career between 1956 and 1966, this friendly coupe will conquer 113 international records and 5 world records. Not bad for a chip, right ?

Cet article a été diffusé la première fois sur Virage 8 le 7 janvier 2014