Tour du Ventoux

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Nous n’avions pas rendez vous à la côte du Corbeau Mort, comme les participants de la Gilles Lalay Classic, mais au col de l’Homme Mort. La veille de notre balade de près de 4 heures, nous regardions Julien et moi le film réalisé sur la Gilles Lalay Classic et ses 8 ans d’enfer au beau milieu du Limousin enneigé et sacrément refroidi ! Nous savions que le froid serait là, que le vent lui aussi serait de la partie, mais nous savions aussi que nous allions en prendre plein les mirettes !

La première journée de balade de Julien avec sa toute première moto allait se faire sur pas moins de 180 kilomètres en 4 heures sous une température réelle de 4 à 8°C mais bien négative, en ressenti, si on tenait compte du vent. Le décor était baigné entre les vignes jaunes, orangées, marrons, et les petits villages perchés à flanc de montagne comme celui de Montbrun.

Le lendemain, dès l’aube, départ pour Vaison la Romaine et ses quelques routes verglacées. Le vent de la nuit passée avait blanchi la campagne, les bas côtés mais aussi la route. Entre les arches formées dans la roche années après années, les ruisseaux, quelques flancs de montagnes, des vallées, nous avancions progressivement vers le Col de Fontaube. La route était à nous, à croire que le froid avait refroidi certaines âmes sensibles. Qu’il était agréable de rouler dans ce silence hivernal. Malgré le bon 0°C qui nous gelait la moelle, nous allions rejoindre le col de l’Homme Mort. Une fois le col passé, il était plus que temps d’attaquer une bonne ripaille à base de saucisson, autour d’un bon café, sous le soleil de Sault.

Le tour du Mont Ventoux se prolongeait par la route de la bombe (aux largeurs adéquates pour faire de belles trajectoires…). Ce n’est qu’en se dirigeant vers Flassan que nous traversions le maquis, toujours seuls dans cette immensité.

La vue du géant de Provence par la face nord permet d’apprécier la neige fraîchement tombée, et la face sud, une vue sur les vignes puis les dentelles de Montmirail. Pourquoi ne pas s’en rapprocher un peu plus ?! “Si on allait aux dentelles ? - Ok mais au début c’est du goudron puis de la piste !”

Ca y est, le mot était lâché, “la piste”. Dans ma tête, je revois l’ascension du col de Tende par une belle piste poussiéreuse, sans trop d’embuche. Sauf que là, nous sommes passés par des pistes glissantes, humides et bien pentues pour nos pauvres pneus de route. Mais à quoi bon avoir un trail si c’est pour rester sur la route ?! Vous me direz, comment il a fait avec son Bandit ? Une fois debout sur les cale-pieds, la Suzuki s’est rapidement transformée en trail, en grimpant, pas toujours avec les 2 roues alignées, la montagne en direction des dentelles.

Une fois sortis de notre petite session off-road, nous avons pris le chemin du retour au moyen de quelques sentiers au coeur du vignoble. Une belle fin de journée dans un froid toujours glacial, accompagnés de cet éternel mistral (gagnant) !

We did not meet at the Death Corbel Hill, like the participants of the Gilles Lalay Classic, but at the collar of the Dead Man. The day before our almost 4 hours ride, we watched Julien and me the film edited on the Gilles Lalay Classic and its 8 years of hell in the middle of the Limousin snowy and damn cool ! We knew that the cold would be there, that the wind would also be there, but we also knew that we were going to enjoy the ride and the scenery !

The first day of Julien's ride with his very first motorcycle was going to be on not less than 180 kilometers in 4 hours at a real temperature of 4 to 8°C rendered very negative by the wind. The scenery was bathed by yellows, oranges, and browns, and the small villages perched on a mountains like Montbrun.

The following day, at dawn, we left for Vaison la Romaine on some few icy roads. The wind of the past night had whitewashed the countryside, the road sides and also the road itself. Between the arches formed in the rock years after years, the rivers, some mountains and valleys, we advanced gradually towards Fontaube pass. The road was ours, just as if the cold had cooled some sensitive souls. How nice was it to ride in this winter silence ! In spite of the good 0°C, which froze our spines, we were going to heading to the Dead Man pass. Once beyond the pass, it was about time to attack a good sausage feast with a good cup of coffee, under the sun in Sault.

We rode the Mont Ventoux by the road 'de la bombe', widths suitable to enjoy beautiful trajectories ... It was only by going towards Flassan that we crossed the maquis, always alone in this immensity.

The sight of the giant of Provence by the northern face allowed to appreciate the freshly fallen snow, while on the southern face, we could enjoy views on the vineyards and the laces of Montmirailles. "Why wouldn't get a little closer ?!" "What about getting to laces? - OK, but the regular road will soon become a track !"

That's it, the word was dropped, "the track" ! In my head, I see the ascent of the Col de Tende by a beautiful dusty track, without too much hassle. Except that there, we passed in slippery, wet and steep tracks with our poor road tires. "Do you need  to stay on the road with our trail bike ?! " Will you ask me. "How did he do with his Bandit ?" Well, pretty good indeed.  Once standing on the foot holds, the Suzuki quickly transformed into a trail, climbing, not always with the 2 wheels aligned, the mountain in the direction of the laces.

Once we quit our small off-road session, we took our path back through some trails in the heart of the vineyards. A beautiful end of day in a cold still very frosty, accompanied by this eternal mistral ! The well-known local wind. 

Crédit texte et photos : Julien Esclangon et Paul Griveaux