Âme anglaise, costume italien

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'Conduire une 250 SWB est comme brandir un marteau. Elle commande votre respect par l'agression et la puissance brute. La Zagato, cependant, se ressent plus comme un costume. Elle est agile, sophistiquée, et tout aussi sensible... elle est une très belle voiture à conduire. Et elle convient parfaitement.' - Peter Read
Dans les années 60, Aston Martin et Ferrari étaient dans une bataille féroce pour la suprématie dans le Championnat du Monde des Voitures de Sport. Il semblait que chaque saison amenait une nouveau auto, prête à courir pour assurer la victoire à chaque marque, et les équipes se battaient constamment entre elles pour atteindre les honneurs. La concurrence était tout aussi féroce dans la show-rooms. Les deux sociétés étaient toutes occupées à produire des automobiles passionnantes et exceptionnelles pour aiguiser l'appétit de leurs clients haut de gamme, principalement dans un effort pour continuer à financer leurs exploits en courses.
Aston Martin a changé le jeu en 1959 en remportant cette année-là les 24 Heures du Mans avec une victoire décisive 1er et 2ème, avec quatre Ferraris restées dans leurs rétroviseurs. Comme Ferrari mis à jour la vieillissante 250 GT 'Tour de France' avec la Berlinetta SWB, Aston Martin présenta la DB4GT pour niveler le terrain de jeu, mais cela n'a pas suffi. Cherchant à retenir les assauts de la concurrence, Aston Martin savait qu'il fallait quelque chose qui amènerait la DB4GT au niveau suivant. La solution était de se rapprocher d'un carrossier extérieur qui pourraient utiliser la plate-forme existante pour produire une nouvelle voiture qui était à la fois plus attractive et plus compétitive que son prédécesseur. Le DB4GT était de toute façon un acte difficile à suivre, mais la Carrozzeria Zagato n'était pas du genre à se détourner d'un défi. Ce serait une Aston Martin qui ne ressemble à aucun autre, et quand le produit fini a été dévoilée au Salon de Londres en 1960, il était clair que Zagato avait façonné exactement ce qu'il fallait à Aston Martin.
L'Aston Martin DB4 GT by Zagato sur ces photos a été revendue aux enchères en décembre dernier au prix de 14,3 millions $. Il s'agit du 14ème exemplaire produit sur les 19 exemplaires produits par Zagato. Exportée en Australie, elle a connu une carrière en courses avant de revenir en Europe et d'être entièrement remise à neuf entre 2020 et 2004.
'Driving a 250 SWB is like wielding a hammer, it commands your respect through aggression and raw power. The Zagato, however, feels more like a tailored suit. It’s agile, sophisticated, and equally responsive… it’s a truly beautiful car to drive. And it fits perfectly.' – Peter Read
In the early 1960s, Aston Martin and Ferrari were in a heated battle for supremacy in the World Sports Car Championship. It seemed as if every season brought about a new, race-ready vehicle to ensure each company’s victory, and the teams were consistently fighting each other for top honors. Competition was just as fierce in the showroom. Both companies were busy producing exciting and exceptional machines to appeal to their high-end clients, mainly in an effort to continue funding their racing exploits.
Aston Martin changed the game in 1959 by winning that year’s 24 Hours of Le Mans with a decisive 1-2 victory, with four Ferraris left chasing in their rearview mirrors. As Ferrari updated the aging 250 GT 'Tour de France' with the SWB Berlinetta, Aston Martin introduced the DB4GT in an effort to level the playing field, but it was not enough. Looking to hold back the onslaught of competition-specification Berlinettas, Aston Martin knew it needed something that would take the DB4GT to the next level. The solution was to approach an outside coachbuilder who could utilize their existing platform yet produce a new car that was both more attractive and competitive than its predecessor. The DB4GT was by all accounts a tough act to follow, but Carrozzeria Zagato was not one to shy away from a task. This would be an Aston Martin unlike any other, and when the completed product was unveiled at the 1960 London Motor Show, it was clear that Zagato had fashioned exactly what Aston Martin needed.
The car on these photos was auctioned last december  for $ 14.3 millions. It is the 14 of a series of 19. Exported to Australia, it enjoyed a racing career there before coming back in Europe and being fully renovated between 2002 et 2004. 


 

6 Responses

  1. schwartz patrick

    14 janvier 2017 2017-01-14T09:22:25+00:000000002531201701

    Belle de partout , heureux propriétaire !!! je ne me lasserai jamais de ce genre de voiture, où je salue les "origines" mais où je salue aussi et avec un immense respect les orfèvres passionnés qui leur redonnent vie , conformes à l'origine, souvent avec un "beau petit plus" plein de compétence et de bon goût ... Et merci aussi à Virage 8 pour nous le faire partager !!!

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  2. Vannucci

    14 janvier 2017 2017-01-14T09:44:15+00:000000001531201701

    Exact! Une des plus belles ASTON MARTIN, encore plus rare que les GTO puisque construite à 19 exemplaires...mais les artisans anglais sont capable de faire des " récréations" ( c'est dans l'air du temps) qui sont magnifiques et identiques à l'original.

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  3. alain berson

    14 janvier 2017 2017-01-14T10:06:52+00:000000005231201701

    J'ai eu la chance de voir quelques confrontations entre des Aston Martin Zagato et des Ferrari 250 GT SWB et GTO. je suis un inconditionnel des DB4 GT et DB4 Zagato, mais, force est de reconnaitre qu'elles étaient inférieures aux Italiennes. Je me souviens des 1000 km de Paris 1962 où 2 VEV de l'écurie Ogier étaient opposé à un bataillon de GTO et une 250 SWB. Pilotée par rien de moins que le grand Jim Clark, il fait un festival de travers et d'attaque à outrance afin de rester au contact des meilleures GTO, une telle attaque ne devait pas rester sans conséquence et la belle DB4 abandonnait moteur cassé au passage de témoin avec son coéquipier. Il en est de même au RAC TT de la même année où le même Jim Clark prend un départ tonitruant, mais ne peut empêcher de se faire prendre un tour par Graham Hill sur une GTO, l'explication entre les deux hommes se terminant dans les fascines ! il en fut de même pour Lucien Bianchi à Spa, pourtant meilleur temps des essais ! Encore trop lourde, la DB4 Zagato glissait beaucoup plus qu'une Ferrari ce qui ajoutait un handicap supplémentaire en endurance : une usure plus importante des pneus ! En fait David Brown avait toujours un train de retard sur Enzo Ferrari, la DB4 GT aurait été une adversaire de taille pour la Ferrari 250 GT TDF LWB, mais elle a été opposée à la SWB pour contrer laquelle la DB4 GT Zagato a été conçue mais entre-temps la GTO était arrivée ! Il n'en demeure pas moins que ce sont des automobiles fantastiques extrêmement émotionnelles et qui plus est avec un son envoutant

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