Le Darmont

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Départ pour les environs d'Avignon à la fraiche. Mon pote m'avait dit que son grand père possédait un Darmont de la fin des années 20. J'en avais déjà entendu parlé autour d'une table alors que les récits, automobile et motardesques, épiques des uns et des autres refaisaient surface !

'Un jour tu viendras à la maison et on fera péter le Darmont'.

Il était temps d'honorer cette invitation. A peine arrivé, la porte du garage se lève et voilà la bête ! Un moteur en V de 1100 cm3, 2 places (sur le papier seulement), une roue arrière lisse, un syndrome de Parkinson dans le train avant quand la vitesse augmente. Et, j'allais oublier, les pédales ne sont pas dans le sens 'classique', et tu risques bien de freiner au lieu d’accélérer ou l'inverse !

Avant de le mettre en route, on ouvre l'essence. Le pointeau reste bloqué, un petit coup de marteau pour lui redonner sa place. On tire un peu d'huile avec la pompe, et pour le plus grand plaisir de mon pote et moi, on pousse le grand père dans cette simple caisse bleue, pour lancer le moteur. Oreilles sensibles, s'abstenir...

Les normes écologiques des années 20 n'étaient pas celles de notre 'amie' Hidalgo. Pas grave, quand l'histoire roule, on se tait, on écoute, on regarde et on apprécie ! L'ancien fait le tour du quartier, même hors de ma vue, le doux son du 1100 cm3 me taquine les oreilles, et me donne une de ces bananes, partagée avec mon pote Julien.

De retour à la maison, entrée en glisse dans le chemin privé, et hop, voilà les pistons dépoussiérés. La découverte du Darmont aura été simplement extérieure, je suis malheureusement trop grand pour rentrer dedans.

Crédit texte et photos Paul Griveaux