Mustang Cabriolet

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Depuis 1964, la Ford Mustang redéfinit les codes de l’auto de caractère. Une ligne sympa, reconnaissable entre toutes, un gros moteur plein de couple associé à une propulsion pour maitriser les dérives du train arrière, elle évoque irrémédiablement l’insouciance des années 60. Les scènes du film Bullitt, où Steve McQueen et sa Ford Mustang Fastback s’échangent tour à tour la vedette, ajoutant à la légende.

De nombreuses années plus tard, que reste-t-il de cette légende ?

Nous sommes allés à Los Angeles essayer cette Ford Mustang modèle 2016, pour en avoir le cœur net. Los Angeles, la Californie du Sud, c’est du soleil et de bonnes températures tout au long de l’année. Los Angeles, c’est la cruising le long des plages de Malibu, de Venice, d'Hermosa, de Redondo. Alors, autant le faire nez et cheveux au vent pour se mettre totalement dans l’ambiance et aussi pour parfaire son bronzage.

Take anyone you want ! dit la personne qui nous remet le contrat de location. De fait, nous nous retrouvons devant deux Ford Mustang et une Chevrolet Camaro. A nous de choisir. Ils savent gérer l‘expérience client chez Alamo, le loueur que nous avions choisi pour cet essai.

L’essai d’une auto de location ? Ben oui, un essai en conditions réelles pour savoir ce que cette auto à dans le ventre après tant de kilomètres passés aux mains de conducteurs différents.

Nous choisissons la blanche, attirés par le contraste avec la capote noire.

Le premier contact avec la voiture est comment dire … sensuel. La vue est exacerbée dès le premier regard. Une ligne à couper le souffle. Tendue, moderne, et pour autant évocatrice des premières générations, cette ligne vous accroche dès que vous la regardez.

Nos valises sont vite expédiées au fond du coffre de 332 l que déjà, le soleil et la température aidant, nous nous affairons à décapoter. Entrer dans la voiture, mettre le moteur en route, appuyer sur le bouton de commande électrique de la capote et… il ne se passe rien. Lever la tête et s’apercevoir qu’il faut tourner la poignée pour déverrouiller la capote. Facile à tourner, cette poignée n’en n’est pas moins saugrenue à une époque où la majorité des capotes électriques sont à verrouillage automatique. Peut-être est-ce une spécificité des normes de sécurité nord-américaines ? A approfondir…

Capote abaissée, installé derrière le volant, vous réalisez que le toucher est le second sens exacerbé dans cet essai. Toucher des rayons du soleil sur la peau, chauds et agréables. Toucher de la sellerie et du volant en cuir au contact ferme et souple à la fois. Tout ceci est bon, très bon même. Bienvenue à bord.

Troisième sens exacerbé, par ordre d’apparition en scène, l’ouïe est tendue vers la musique provenant du compartiment moteur. Une belle sonorité, un brin rauque, avec un petit manque de noblesse, il nous semble immédiatement que notre voiture d’essai est équipée du moteur 4 cylindres en ligne turbocompressé de 2,3 litre développant quelques 300 ch et un couple de 432 Nm entre 2500 et 4500 tr/mn.

Cheveux au vent, nous commençons avec délice notre cruising sur les avenues et les boulevards de la cité des Anges. Les feux tricolores nous offrent autant de démarrages pied au plancher où les 432 Nm de couple s'en donnent à cœur joie pour nous extraire de la masse des autres voitures. Mais déjà, le décalage horaire nous intime de penser à rentrer à l'hôtel. Demain sera une grande journée avec quelques 250 miles de route et la visite du circuit de Willow Springs.

Au petit matin, Miss Ford Mustang nous accueille avec un signe distinctif : la silhouette du Mustang dessinée au pied de la porte, bienvenue dans la légende !

Traverser la ville du sud au nord au petit matin par cette autoroute urbaine aux huit voies de circulation qu'est la 405, prendre la 5 en direction de Sacramento, sortir à hauteur de Castaic pour emprunter cette route viroleuse de la Green Valley. Goûter au chassis que les ingénieurs de la Ford Motor Company ont concocté. Réaliser la qualité du travail effectué et se dire que cette Ford Mustang ne serait pas ridicule sur les routes européennes tant ses mouvements de caisse sont bien maitrisés. Rouler en mode cruising dans le désert qui rejoint le circuit de Willow Springs, vous l'aurez compris, nous sommes tombés sous le charme de cette 6ème génération de la légende Mustang.

Le circuit de Willow Springs se trouve à Willow Springs près de Rosamond, en Californie, à environ une heure au nord de Los Angeles. C'est le plus ancien circuit routier permanent aux États-Unis. Sa construction a commencé en 1952, avec la course inaugurale tenue le 23 Novembre 1953. Niché en plein désert au pied des collines, il offre de belles déclivités et de belles perspectives pour les spectateurs. En ce petit matin, la piste n'est pas encore utilisée et bien qu'il nous ait titillé d'aller y faire un tour, nous sommes restés sagement sur la route de contournement pour y faire des clichés ça et là de celle qui nous faisait vivre une journée de rêve.

A l'heure de bilan, cette Ford Mustang, 6ème génération, a bien des atouts. Une ligne superbe, un moteur qui envoie du lourd, une bonne tenue de route, un bon confort, le plaisir de rouler cheveux au vent et de parfaire son bronzage. Au chapitre des regrets, celui de ne pas avoir essayer la version à moteur V8 avec ses 421 ch et 530 Nm à 4250 tr/mn. Peut-être un prochain essai lors d'un notre prochaine visite aux Etats-Unis.