Morgan ARP4

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Philippe vient de changer sa Morgan +4 pour une ARP4. Il se sont retrouvés sur le circuit des Ecuyers pour un galop d'essais en grandeur nature. Chistian nous conte son expérience.

J’ai eu la chance de rejoindre le circuit des Ecuyers par la route et d’essayer la nouvelle Morgan ARP4 sur la piste. Fabriquée à 50 exemplaires, c’est la version la plus puissante jamais proposée de la + 4. Dotée d’un deux litres de 225 ch, préparé par Cosworth, et d’une nouvelle suspension triangulée à l’arrière, toute en conservant le pont rigide , c’est un cocktail détonnant proposé par la vénérable maison.

Je suis toujours étonné de la façon dont Morgan est capable de réinterpréter son modèle en terme d’esthétique et de performance. Pour ma part l’ARP4 est une réussite avec ce mélange de tradition et de modernité. Le contraste du gris mat et des accessoires noires est très tendance mais reste chic !!

Les feux à LED qui me semblaient déplacés sur les premières photos sont, tout compte fait, plutôt bien intégrés et très efficaces pour une voiture qui va vite.. très vite.

Si je ne suis pas dépaysé par l’habitacle et l’ergonomie très aléatoire propre à toute Morgan, dès la mise en route du moteur, je suis projeté dans un autre monde, celui de la compétition. Ce moteur c’est un pétard qui vibre, claque et vous propulse comme une balle, jusqu’à 8000 tours, dans un bruit de proto. La boite manuelle à 5 vitesses est agréable mais aurait pu disposer de rapports plus courts. Un changement de rapports de pont pourrait donner des sensations plus fortes mais une conduite plus rock’ roll !!

Si les Morgan sont connues pour la sécheresse de leur suspension, celle de l’ARP4 est encore plus radicale à cause d’amortisseurs réglés dur et de pneus très larges. Sur circuit c’est un avantage en terme d’efficacité mais cette rigidité devient très vite éprouvante sur route.

C’est une rare émotion automobile que m’a offerte Philippe, l’heureux propriétaire. Si vous avez eu, comme moi, le coup de cœur pour cet OVNI façon hot rod, c’est trop tard, les cinquante modèles sont déjà tous vendus.

Crédit textes et photos Christian Cane