Les Cévennes en scooter (suite et fin)

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Après le premier épisode qui mena le groupe de Paris à Hures la Parade, nous poursuivons le récit de Jean-Luc de cette balade de 1800 km en 5 jours au guidon de scooters 125 et 200 cm3.

3ème jour, Hures la Parade - Dienne


Ce matin, nous récupérons les scooteurs couverts de givre. Le départ est prévu à 9h00. C’était sans compter sur un câble d’accélérateur gelé dans sa gaine. Panne bénigne si on arrive à le dégeler...  Sans succès. Le câble est bloqué. Ça se complique, il faut changer aussi la gaine, pas simple sur un GTR des années 70, le couvre guidon n’est pas en deux parties. Après démontage du guidon et deux heures d’effort, on peut repartir. Ça restera la seule panne de la sortie.

Nous reprenons la route de Meyrueis par le plateau, encore plus fascinant de jour.

Descente de La Malène aux gorges du Tarn par une impressionnante série de lacets, le tout en roue libre avec des trajectoires au cordeau pour surtout ne pas freiner.

Les écrous de kicks frottent dans les épingles, signe que l’attaque ne dépend pas de la monture. On profitera du soleil en terrasse pour déjeuner dans les gorges. Col de Montmirat, barrage de Granval, Saint Flour, Viaduc de Garabit.

Le Puy Mary par lequel nous devions passer est fermé par la neige. Avec la neige que nous avons déjà eue la veille, nous préférons écourter l’étape et dormir à La Vigerie. Bien nous en a pris, nous sommes accueillis comme des rois dans une auberge de rêve nantie d’une énorme cheminée et face à la montagne. Une soirée contemplative et reposante.

4ème jour, Dienne - Aubusson 

Au matin du 4ème jour, nous décidons de monter quand même au Puy Mary. Il y  a bien un panneau de fermeture mais il nous en faut plus pour nous empêcher de rejoindre ce superbe panorama perdu dans la brume qui nous appelle.  Il n'y a aucune difficulté sur la route, on se permet même quelques drifts dans la neige.

Traversée de l’Auvergne, le Mont Dore, Avèze par les petites routes violeuses. Arrivée à Aubusson dans un gite luxueux pour ce dernier jour. Le temps de voir les Bleus se faire manger par les Blacks, on est au lit.

5ème jour, Aubusson - Paris

Dernier étape viroleuse jusqu’à Vierzon et ensuite mise en pratique du principe d'aspiration sur les grande lignes droites pour essayer de garder le rythme du retour. Lancés pleine balle (90 km/h, faut pas rêver non plus) un train de trois ou quatre à la suite autant dire que la confiance totale règne dans l’équipe.

Les moteurs de l’essaim entrent en résonance et produisent des harmoniques hypotoniques dignes d’un quadrimoteur. On se sépare à regret vers Montlhéry, les compteurs affichent 1800 kilomètres de plus, nous avons tous une seule envie, remettre ça l’année prochaine.

Crédit texte: Jean-Luc Darcy

Crédits photos: Christian Lucas, Franck Chevreux, Jean-Luc Darcy