Grands Cols Suisses - Jour 4

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Les rêves sont faits pour être vécus. Aujourd'hui, nous avons décidé de vivre un de nos rêves les plus chers, franchir le Col du Stelvio (2760 m). Le second plus haut col d'Europe, juste après celui de l'Iseran. Le Stelvio, c'est 30 km de montée ininterrompue, 60 lacets, une foule de cyclistes, de motocyclistes et d'automobilistes, tous plus excités les uns que les autres. Et parmi ceux-ci, nous cinq. Franchir le Col du Stelvio peut bien évidemment se raconter, parler de ses différentes phases, ses lacets serrés, son arrivée au sommet, mais plus encore, il se vit. Et nous l'avons vécu. Pour paraphraser François qui avait choisi de vivre son rêve, le Stelvio fait désormais partie des expériences à refaire.

Libérés de nos bagages restés à l'hôtel, nous commençâmes la journée par découvrir l'Engadin, cette région reculée de la Suisse coincée entre l'Autriche et l'Italie. Durant les premières dizaines de kilomètres, nous étions comme dans un parc naturel. Une nature superbe, des villages aux maisons peintes, des vaches paissant calmement dans les alpages. Une contemplation comme la Suisse en offre tant. Et puis, l'entrée dans cette partie de l'Italie qui garde jalousement les souvenirs de son passé austro-hongrois, et où les chauffeurs de camion démontrent une belle maîtrise pour passer entre les maisons des villages.


La descente du Col du Stelvio offrait encore et toujours de superbes paysages. Un déjeuner à Bormio, pâtes et glaces artisanales et le chemin du retour nous attendait. Encore trois cols. Et le passage dans cette province de Livigno où la fiscalité avantageuse rejaillit sur le prix du carburant. Pensez donc, 1,089 € le litre de super sans plomb.

Rentrée en Suisse par un poste frontière vide de ses douaniers que nous passâmes à la Joe Bar Team, il y avait un poste de douane? La descente du col de Bernina vers Saint Moritz, notre ville étape, nous offrait de revêtir les combinaisons de pluie pour nous protéger des quelques gouttes de pluie que l'orage menaçant commençait à déverser. Rentrés tôt à notre hôtel, nous pûmes refaire cette journée, encore et encore, dans le spa gracieusement mis à notre disposition, bain chaud extérieur et sauna finlandais compris. Vous avez dit rêve?

Le billet de Nicolas

Pour ceux qui ne le savent pas, je suis un fan absolu de Valentino Rossi. Cherchez pas, c'est mon Dieu. Et pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris, j'adore l'Italie ! Sur la moto de Vale il y a souvent un autocollant avec cette déclaration : " Che spectacolo" . Ce mec EST spectacle. Plus que tout Italien l'est déjà, plus que toute l'Italie peut parfois nous offrir comme spectacle ... Et aujourd'hui elle nous a fait un superbe cadeau : la route qui monte au col du Stelvio. 

Après en avoir dévoré, dégusté, savouré depuis quatre jours, je ne suis pas sûr que ce soit la plus belle route que nous ayons prise. Mais c'est la plus célèbre, la plus empruntée et bien sûr la plus spectaculaire ! Du coup j'ai préféré la gravir différemment. En roulant cool et en m'arrêtant plusieurs fois. Pour regarder ! Regarder ce paysage lunaire. Ces innombrables lacets en contre-bas. Ces cyclistes bien plus nombreux qu'ailleurs. Ces motards encore plus nombreux. Prendre des photos et regarder encore. Regarder pour se souvenir et ne rien oublier ! Che spectacolo ! 

En descendant du col de Stelvio par l'autre versant, j'étais heureux, euphorique, joyeux et un poil rêveur. Je me suis mis en roue libre et me suis un peu pris pour Vale, cherchant le maximum de vitesse dans chaque virages en sortant le coude comme il le fait depuis deux ans pour tenter de battre le jeune impétueux et talentueux Marc Marquez. À mi championnat, Vale est en tête et a de fortes chances de remporter son dixième titre de champion du Monde ! Il faut regarder les Moto GP tant que Valentino Rossi y est encore. Je vous le garantis, che spectacolo !